« Une vingtaine de syndicats de magistrats, avocats, personnels judiciaires et pénitentiaires appellent à manifester ce mardi à Paris dans un mouvement unitaire sans précédent contre la « casse » de la justice.

« C’est la première fois que 20 organisations se mettent ensemble, parce qu’elles en ont toutes absolument ras-le-bol », a déclaré jeudi au cours d’une conférence de presse Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la Magistrature (SM) (gauche).

Plusieurs actions ont déjà été organisées et sont prévues au long de cette année pour protester contre la « paupérisation » de la justice et la volonté prêtée au gouvernement d’attenter à son indépendance.

Mais la manifestation de ce 9 mars, assortie, pour certains syndicats, d’un appel à la grève, se veut le début d’une mobilisation « unitaire » et d’une sensibilisation « des citoyens à ce qu’est leur justice », ont expliqué la dizaine de participants à la conférence de presse, organisée au siège du syndicat SNPES de la protection judiciaire de la jeunesse. « Nous ne serons bien sûr pas un million » dans la rue, ont-ils dit, mais le fait d’être « tous ensemble » est « exceptionnel » et atteste du « désarroi général ».

La manifestation partira à 14H30 du Palais de Justice de Paris et s’arrêtera non loin de la Chancellerie, où une délégation sera reçue. « L’accomplissement de nos missions dans des conditions normales est devenu impossible », a déploré Yoann Bouchet, pour la CGT-Pénitentiaire.

« On revendique une justice plus équilibrée, loin de l’actuelle diarrhée législative », a renchéri Virginie Duval, pour l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

La justice subit des « atteintes incessantes à son indépendance », a-t-elle ajouté, en estimant que le projet de réforme de la procédure pénale, qui supprime le juge d’instruction, en était un exemple.

« Les difficultés matérielles ne sont pas nouvelles, mais elles se sont accrues » récemment, a affirmé Marc Meslin, de FO-Magistrats. « On organise la pénurie, parce qu’un juge qui a du temps est dangereux », a ironisé Elsa Costa, du Syndicat de la Juridiction administrative (SJA).

« Pour la garde à vue aussi, la réforme prévue est liberticide », a lancé l’avocat Thibaud Cotta, des « Etats généraux de la justice pénale ». « A problématique transversale, mouvement unitaire », a résumé Maxime Cessieux, du Syndicat des Avocats de France (SAF). »

Source : AFP lesechos.fr

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