Une vingtaine d’organisations avaient appelé mardi à une manifestation contre la réforme de la procédure pénale. Entre 2.300 et 5.000 manifestants du monde judiciaire ont défilé à Paris.

A Paris, entre 3.000 et 5.000 manifestants ont défilé selon les organisations. Crédits photo: AFP
Aux cris de la «Justice au pas, on n’en veut pas», plusieurs milliers de professionnels de la justice ont manifesté à Paris et en province pour protester contre la «casse» du système judiciaire. Une mobilisation unitaire sans précédent qui a réuni magistrats, avocats, greffiers, mais également éducateurs, agents de probation, gardiens de prison.
Des multiples raisons qui poussent le monde judiciaire dans la rue — rythme de travail intenable, inflation législative, sentiment d’une «méfiance» de la part de la chancellerie, doublée d’une «reprise en main», conditions de la garde à vue — en dominent deux: un ras-le-bol, le manque de moyens ; et une inquiétude, celle de la suppression annoncée du juge d’instruction. En témoignent les slogans: «Pas de justice sans défense, pas de justice sans indépendance», «un juge disparaît, à qui profite le crime?», «non à une justice aux ordres», ou le très fédérateur «assis, debout, mais pas couché».
La vingtaine d’organisations à l’origine de cette mobilisation se sont félicité d’avoir pu rassembler des professions unies par le même «ras-le-bol». Des professions qui crient au manque de moyens et s’indignent de la volonté prêtée au gouvernement de mettre la justice «aux ordres». A Paris, quelque 2.300 manifestants, selon la police, et entre 3.000 et 5.000, selon les organisateurs, ont défilé entre le palais de Justice et les abords de la Chancellerie, plâce Vendôme.
Sources : lefigaro.fr, liberation.fr

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