e-reputationavocatsUn avocat, qui communique via son site internet, son blog ou ses comptes sur les réseaux sociaux tels que Viadeo, Twitter ou Linkedin, s’expose fatalement à faire face à des commentaires qui ne seront pas toujours positifs, pour ne pas dire négatifs, voire violents. Ce sont ces attaques qui peuvent porter atteinte à la réputation du cabinet.

Le rôle de la visibilité et de l’identité numérique, au delà de son utilité en terme de développement de clientèle, est aussi le garant de la bonne réputation du cabinet et de l’avocat.

Aucun avocat n’est à l’abri d’une mauvaise publicité et sa réputation peut se faire ou se défaire très rapidement. Toute personne (physique ou morale) peut faire l’objet de commentaires négatifs et ainsi perdre la confiance de son client.

Dans le meilleur des cas, une réponse courtoise et constructive envoyée à l’internaute à l’origine d’un commentaire négatif sera suffisante. Mais il existe des cas, comme ceux que nous citerons ci-dessous, où les dommages créer à la réputation et ses mesures de défense, sont bien plus importants.

C’est pourquoi il est important de prendre les mesures adéquates pour se protéger:

  •  En cas d’atteinte à sa réputation, il est possible d’agir sur le fondement de la loi  pour la confiance dans l’Economie Numérique (« LCEN »), en date du 21 juin 2004 et d’exercer son droit de réponse. Ou encore de contacter l’éditeur du site Internet afin de lui demander la suppression du contenu litigieux;
  •  En cas d’absence de réponse de la part de l’éditeur du site, il est également possible d’envoyer une notification à son hébergeur, afin qu’il supprime le ou les contenus illicites. La notification en question, doit être conforme aux mentions prévues à l’article 6.1.5 de la LCEN pour être opposable à l’hébergeur;
  •  En cas d’injure ou de diffamation, il existe la possibilité d’agir selon les dispositions prévues de la Loi de 1881 sur la liberté de la presse (attention, le délai de prescription de cette action est court, il est à compter de trois mois à compter de sa première mise en ligne);
  •  En cas d’atteinte à la vie privée, selon les articles 226-1 et 226-2 du code pénal;
  •  En cas de violation du droit à l’image, selon l’article 9 du code civil;
  •  En cas d’usurpation de son identité numérique, il est possible d’agir selon les dispositions prévues de la Loi LOPPSI II (article L-226-4 du Code Pénal);


Par ailleurs, le cabinet d’avocat peut se protéger par la mise en place (en interne) de procédures qui limitent le risque d’atteinte à sa réputation tout en faisant preuve de pédagogie à l’égard de son personne par la mise en place d’un guide de bonne pratiques sur leur obligations au regard de la protection des informations et données personnelles, de la sécurité du système d’information, de l’utilisation des outils  informatiques, de la bonne utilisation du réseau Internet ou encore de la messagerie professionnelle mise à leur disposition.

En les tenant informé des dernières jurisprudences concernant la cybersurveillance et plus précisément des décisions relatives aux dénigrement de l’employeur par le salarié via les réseaux sociaux ou les blogs.

Ainsi, la conscience de la nécessité de protéger sa réputation est à la hauteur des mesures existantes pour limiter ce risque.

 

 

 

 

 

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